La petite fille qui aimait l’école

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Notre fille entamera sa deuxième année de maternelle la semaine prochaine. Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à appréhender cette nouvelle rentrée de façon aussi sereine.

En effet, l’année dernière, le premier jour fut une véritable catastrophe. Je n’en avais pas parlé sur mon autre blog, car il m’ était impossible d’y repenser sans avoir envie de pleurer.

Pour vous dresser le tableau, malgré un lobbying intensif avec de jolis livres, elle s’est mise à hurler quand nous l’avons laissée à sa maîtresse. Tellement fort, que nous l’entendions même de la rue #ambiance. Je la revois encore ce soir-là à la garderie, avec ses sourcils rougis de fatigue et de pleurs. Je ressens encore ses petits bras me serrer fort et ses larmes sur mes joues au moment de m’embrasser une dernière fois le deuxième jour.

La première semaine, les retours à la maison étaient très compliqués, elle se mettait à hurler pour rien et j’ai choisi de la laisser faire. Je pense qu’elle avait besoin d’extérioriser ce trop plein de changement et d’émotions.

Puis la deuxième semaine s’est bien mieux déroulée, les suivantes aussi et après, tout a roulé. Cela s’est à nouveau compliqué lors des vacances scolaires car le centre a été un nouveau changement mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé.

Aujourd’hui, cette petite fille qui a eu tant de mal à entrer à faire sa rentrée n’attend qu’une chose : retourner à l’école.

Je n’ai aucun conseil particulier à vous donner, je n’ai pas de recette miracle mais je peux vous donner des astuces qui ont marché chez nous (même si au départ, j’ai pensé qu’elles n’avaient servi à rien) :

*lire quelques jours avant le jour J des petits livres sur l’école. Celui qui lui plait encore à ce jour est Mon livre animé de l’école maternelle, il raconte une journée à l’école et les petits sujets qui bougent lui donnent un esprit ludique fort sympa :

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*dessiner des petits coeurs sur nos poignets, sur une idée de Marjolie Maman. S’il y avait un gros chagrin, il lui suffisait de regarder ce coeur (ou fleur, selon les envies du matin) pour se souvenir que je pensais bien à elle

*ne pas lui montrer que moi aussi, j’avais bien envie de pleurer. Et rester ferme, tout en lui rappelant que la maîtresse était très gentille et qu’elle allait apprendre plein de choses.

*s’investir rapidement dans sa vie de classe : chez nous, il y a un cahier de vie à remplir chaque WE en racontant une anecdote, une sortie, une activité en famille. Nous avons mis un point d’honneur à le remplir tous les 3 chaque dimanche soir (ok, parfois à l’arrache) pour lui donner envie de raconter tout cela le lendemain.

*créer un mini album photo avec ses proches : j’ai imprimé et plastifié quelques clichés en petit format, perforé un de leurs coins et je les ai attachés avec un morceau de laine. Il nous a servi lorsqu’elle a changé de nounou et il l’a suivi toute l’année dernière (surtout pour les semaines de centre de loisirs).

Je terminerai en vous disant de garder espoir : chez nous, malgré un début plus que difficile, tout s’est arrangé. La miss compte les dodos jusque la rentrée (pourvu que ça dure….).

 

 

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La vraie vie

C’est entendre le réveil 06h15 mais feindre d’être sourd pour quelques précieuses minutes encore

C’est se brûler la langue en avant son café trop vite

C’est s énerver pour que l’enfant se laisser coiffer afin de ne pas ressembler à une chiffonnière

C’est aussi partir en retard et courir comme une dératée pour attraper le train.
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C’est goûter des pâtisseries à se damner rue du Faubourg St Denis

C est rire aux éclats avec les collègues

C’est recevoir des appels dignes de caméras cachées

C’est se languir de sa petite famille tout en pensant aux clients, au repas du soir, à la liste des courses et au programme du WE

C’est contenir ses larmes quand un interlocuteur manque de tact

C’est rentrer fatiguée à la campagne, mais apaisée de retrouver mes amours.

C’est s’énerver à nouveau. Pour rien encore et comme d’habitude

C’est raconter une histoire avec des princesses et ne pas se coucher fâcher. Avec personne de la maison. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver dans la nuit

C’est fermer les yeux en remerciant je-ne-sais-qui pour tout ça

C’est ça ma vraie vie à moi. Et la votre ?

Bonne soirée à vous